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Zika : le vaccin développé à Québec testé à Porto Rico

Le vaccin contre le virus Zika développé par le Centre de recherche en infectiologie (CRI) de l'Université Laval est maintenant testé à Porto Rico.

Un texte de Maxime Corneau

Après une première série de tests réalisés en Amérique du Nord sur des patients, le vaccin a été administré à un groupe de 160 personnes à Porto Rico, au cœur de la zone touchée lourdement par l’épidémie de Zika.

Les tests menés depuis quelques mois visent principalement à déterminer si le vaccin provoque des effets secondaires. Le directeur du CRI, le Dr Gary Kobinger, est emballé par les avancées de ces recherches amorcées en 2016 en partenariat avec une équipe de chercheurs de Philadelphie.

Déjà, les résultats des expérimentations nord-américaines ont été publiés dans une revue scientifique. « 100 % des gens vaccinés ont développé une réponse immunitaire au vaccin, c’est fantastique », avance le chercheur.

M. Kobinger ne veut pas s’avancer sur un échéancier pour la sortie officielle d’un vaccin efficace et homologué contre le Zika. « C’est toujours la question difficile. La réponse ne dépend pas de nous. C’est aussi du côté réglementaire que la réponse se précise. »

Il estime toutefois que son équipe est celle qui a le plus de chances de trouver un vaccin, parmi les nombreux groupes de chercheurs qui étudient le même sujet à l’échelle de la planète.

« On est les plus avancés, on le sait très bien. On est en contact avec les autres équipes. »

Des cas en baisse au Québec

Bien que l’infection au virus Zika ne soit pas considérée comme une maladie à déclaration obligatoire, le ministère de la Santé du Québec compile les cas à l’échelle de la province.

Ces infections ont connu une baisse marquée, passant de 89 cas en 2016 à 21 en 2017. Selon le Dr Kobinger, plusieurs facteurs peuvent expliquer une telle baisse.

En plus de la prévention et de la lutte aux moustiques dans les régions touchées en Amérique du Sud et en Amérique centrale, Gary Kobinger explique qu’il se produit un phénomène de résistance immunitaire au virus dans la population.

Cette immunorésistance s’estompera avec le temps, généralement au bout de 5 ans, selon l’expert. Une résurgence est donc à prévoir : « On a une accalmie, tant mieux. C’est toujours plus facile de travailler en temps de paix, pour qu’on soit prêts quand le virus va revenir », dit M. Kobinger.

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